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Le projet pédagogique repose sur trois concepts qui doivent fonctionner en très fine interaction. La fin étant dans les moyens, ces trois concepts sont en effet à la fois un but à atteindre et un moyen de réaliser la totalité du projet. Autonomie Notre conception de la personne handicapée implique que toutes ses capacités d'autonomie soient sollicitées au maximum avec tous les apprentissages que cela nécessite. On observera qu'il s'agit d'une compétence permettant à la personne de réaliser des taches qui concernent son propre vécu quotidien: se déplacer avec les transports en commun, réaliser les taches ménagères en réponse aux besoins fondamentaux d'alimentation, d'hygiène corporelle et de l'habitation, vivre des loisirs, communiquer etc.…Toutefois, il faut être conscient que le handicap de certains habitants ne permettra pas d'envisager ce type d'autonomie à court terme…Cet objectif doit être pondéré par la globalité du contexte. L'intégration
Il s'agit de reconnaître que, comme tout chacun, on vit dans une société avec toutes les interdépendances que cela suppose. Il ne s'agit surtout pas d'isoler les personnes dans un ghetto qui les surprotégerait. Les habitants vivant à la Bulle d'A.I.R. doivent pouvoir s'intégrer dans leur quartier pour en utiliser les services (commerces, transports, …) mais aussi être reconnus comme acteurs à part entière et capables d'apporter leur contribution. Le réseau Un de nos objectifs du départ de la Bulle d'A.I.R., est d'éviter l'enfermement des habitants dans une vie institutionnelle classique et routinière. Il nous apparaît que la Bulle d'A.I.R. doit son existence à l'aide apportée au quotidien par une multitude de gens agissant en réseau multiple. Aide durable et positive, qui permet au système d'être fonctionnel et à la personne d'être acteur de sa vie. Les habitants Les personnes qui vivent à La Bulle d'A.I.R. constituent une communauté qui se construit progressivement en termes de fonctionnement, de relations d'amitié, de bonne entente à l'intérieur d'un système de valeurs commun. Nous les identifions d'ailleurs comme habitants de la maison communautaire. Ensuite, nous insistons sur leur jeune âge : une des conditions d'accès à la Bulle d'A.I.R. est d'avoir entre 23 et 37 ans (actuellement). C'est le moment où jamais pour s'installer dans un « chez soi » avec un maximum de facultés d'apprentissages et de capacités d'adaptation. Ces jeunes sont également très motivés par l'imitation de leur fratrie qui s'installe hors de chez ses parents: pourquoi pas eux ? C'est aussi la possibilité de créer progressivement cette indépendance dont nous parlions plus haut. C'est sur cette indépendance que les habitants se reposeront lorsque leurs parents disparaîtront: autrement, ils devraient changer de lieu, de relations, d'habitudes, etc. et tenter de s'y adapter lorsque l'âge les prive de l'essentiel des moyens pour ce faire. Enfin, il s'agit d'adultes, ce qui nous oblige à gérer le projet pédagogique avec tout le respect et la reconnaissance que l'on doit à tout acteur de sa propre vie. Les reconnaître comme acteurs, c'est les inciter à prendre des décisions plutôt que d’assumer des choix qu’ils n’ont pas faits eux-mêmes. De la sorte, c'est les faire grandir et progresser. La Bulle d'A.I.R. est destinée à accueillir quinze personnes non valides. Des transformations sont actuellement en cours afin d’aboutir à ce projet. Depuis octobre 2008, 15 personnes y habitent à temps plein. La Bulle d'A.I.R est au complet ! Nous constatons toujours une demande plus importante chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes.Nous sommes donc en réflexion en ce qui concerne les critères d'admission établis jusqu'à maintenant.
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